L'événement le plus important dans la vie d'un homme est le moment où il prend conscience de son Moi.


Tolstoï

vendredi 10 octobre 2014

Et si nous parlions de psychanalyse,

Ne vous est-il jamais arrivé d'envoyer un message à une personne et que ce soit une autre qui le reçoive?
Erreur de manipulation, acte manqué, ironie de l'inconscient?
C'est ainsi que l'inconscient nous échappe parfois, dérape ou se met à nu.
L'inconscient a ses raisons que la raison ignore...
Il sévit, se distingue là où l'on ne l'attend pas.

Dans un lâcher-prise, lors d'une écoute flottante, allongé sur le divan, le travail d'analyse est à la portée de ceux qui s'interrogent sur leur sort.
Remises en question, désir de ne plus reproduire les mêmes schémas toxiques, soulager sa souffrance, vouloir s'offrir un" entre-deux", dans la confiance avec le psy qui correspond bien, c'est déjà un grand pas en avant.

Lapsus, actes manqués, ou plutôt réussis, associations libres, c'est autant d'indices pour appréhender ce que camoufle l'inconscient, ce qui encombre l'esprit.
C'est en cela que l'analyse excelle, libère, aide à conscientiser les "traumatismes" du passé se manifestant sans cesse dès que les situations les y invitent.

- Alors pourquoi une analyse?

Pour ne plus fantasmer une vie meilleure, pour être l'acteur de sa propre vie, pour une plus grande liberté, autonomie, pour s'autoriser à se débarrasser des vieux démons.

Pour travailler sur : la levée des résistances (cadenas) , véritables mécanismes de défense qu'ensemble il faudra déverrouiller au fil du temps.
                              : la culpabilité très souvent trop pesante
                              : Le contenu des rêves  regorge de  mises en scène  qui embarrassent l'esprit et  l'allègent en même temps, véritable exutoire des désirs et frustrations.
Le rêve offre une pièce de théâtre où  tout se joue très souvent en "replay", sans censure, juste pour soulager cet inconscient insatiable, débordant.

L'analyse autorise à tout dire sans jugement et même  ce qui ne l'est pas, dans les silences s'impose.
La cure par le transfert ouvre les vannes de ce qui a été, de ce qui est, de ce qui adviendra;  le rôle du psychanalyste est d'accompagner le patient à faire les liens et à se repositionner.
Le psychanalyste restitue au patient ce qu'il sait au fond de lui sans pouvoir vraiment y accéder.

- Le cadre :

Si décortiquer l'inconscient n'est pas un exercice aisé, l'investigation ne peut être fluide que dans une confiance et un respect mutuel.
En face à face ou sur un divan, les séances respectent un cadre et une durée de 50 minutes.
Oui l'analyse a un début et un fin; elle démarre sur un entretien préliminaire en face à face, se poursuit ou pas, c'est un choix.
C'est déjà le 1er choix, celui d'avoir envie de continuer avec ce psychanalyste plutôt qu'un autre.
Chaque personne étant un être unique évoluant à son rythme, la durée de la cure va donc varier.
Et puis qu'elles résistances le patient va mettre en place pour résister... au changement?
Cette démarche personnelle peut fluctuer selon l'implication de chacun.

- Dans quels cas :

 États anxieux, dépressifs, addictions,boulimie, anorexie, phobies, insomnies, deuil, maltraitance, phobie scolaire, adolescents déscolarisés, etc..


- Qui suis-je?


Membre de la Fédération Française de Psychanalyse, certifiée, j'ai suivi un cursus de six années ainsi qu'une analyse didactique et continue à travailler en supervision sur l'approche, le contenu des cures et l'évolution de mes patients.




 




lundi 22 septembre 2014

Transfert, vous avez dit transfert? mais qu'est ce que le transfert?

 C'est le processus par lequel les désirs inconscients s'actualisent sur certains objets dans le cadre d'un certain type de relation établi avec eux et éminemment dans le cadre de la relation analytique.
Il s'agit là d'une répétition de prototypes infantiles vécue avec un sentiment d'actualité marqué.
C'est le plus souvent le transfert dans la cure que les psychanalystes nomment transfert, sans autre qualificatif.
Le transfert est classiquement reconnu comme le terrain où se joue la problématique d'une cure psychanalytique, son installation, ses modalités, son interprétation et sa résolution caractérisant celle-ci.

Psy Biarritz L'association libre....



L'association libre, c'est...


se laisser glisser d'une d'une image à l'autre

se laisser porter par ce qui advient

laisser venir

laisser se dire

ce qui traverse l'esprit

autour d'un mot

d'un visage

d'une vision

d'un sentiment

ou d'un rêve par exemple

sans à priori...

bien sûr ce ne peut être un mode de vie permanent

mais une source d'idées et d'inspiration

une technique d'exploration de la vie intérieure... autrement dit du psychisme

Deux sons, deux mots, deux idées, mis l'un à côté de l'autre, ouvrent sur un troisième sens qui peut se révéler (bien exploré bien manié bien utilisé) riche pour une meilleure connaissance et compréhension de soi

Cependant la libre association n'est pas toujours volontaire

parfois elle est sollicitée

parfois elle nous échappe

elle peut être l'occasion de lapsus

ou de trait d'esprit

elle est libre mais cependant commandée par des dispositifs internes indépendant de notre volonté consciente... et qui pourtant nous gouvernent

L'association d'idées finit par révéler un sens que nous ne soupçonnions pas et qui peut nous éclairer sur le sens même de ce qui nous préoccupe... nous interroge, nous fait souffrir...

Elle nous permet d'avoir accès non pas vraiment à l'inconscient, mais d'entrer en conversation avec l'inconnu (en soi) et de découvrir les clefs de certaines portes insoupçonnées qui nous permettent, une fois ouvertes, d'être un peu moins l'objet de nos motivations inconscientes...

Lorsque vous êtes en analyse, c'est une des règles fondamentales: dire sans discrimination et de manière spontanée ce qui vous passe par la tête "ce qui vous tombe dans l'esprit".

Ce ne peut être, bien entendu, un mode de vie.

Le psychanalyste invite le sujet à penser librement pour mieux se découvrir... à lui-même.

Librement ne veut pas dire "n'importe quoi" "n'importe comment" mais que l'analysant doit se sentir libre d'exprimer ce qui lui vient à l'esprit. Et que le psychanalyste n'a pas à intervenir pour lui donner quelques directives que ce soit ni juger du contenu de ces propos.